Vers une description stochastique de la mécanique quantique
Publié le 13 Mai 2015
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http://www.sciencealert.com/scientists-have-discovered-a-new-state-of-matter-the-jahn-teller-effect
Les propriétés d'un matériau peuvent changer de manière dépendante du temps, et il est bien connu que le changement de pression (ou températures, ou densités des différentes espèces) mène à des changements de phases, et à des arrangements de maille différentes. Que l'arrangement soit conducteur ou diélectrique n'est qu'un état au sens quantique du terme, mais peut changer sous des tas des circonstances. Je définirais plutôt l'état de la matière seulement par rapport à l'agencement périodique de ses atomes et aux corrélations spatiales entre leurs constituants. Donc effectivement, la différence de dynamique entre un fluide et un gaz de particules chargées, ou avec un solide amorphe est faible.
Cependant, la différence entre un plasma de gluons et un plasma électron-ion est énorme. En physique du solide hors équilibre, on tente d'écrire les équations pour introduire la structure de bande dans les modèles décrivant les différentes populations de plasma couplés (électrons, trous, ions, paires électrons-trous, plasmon polariton, phonon polariton, trou-polaritons, etc). En fait, les termes introduits par les corrélations spatiales (donc par la période introduite par le réseau cristallin) changent absolument tout aux mécanismes d'absorption de la lumière, ainsi que la conductivité, etc. Il suffit que deux espèces interagissent entre elles pour qu'une nouvelle pseudo-particule doive être introduite dans les équations.
C'est là où je suis un peu gêné par le modèle standard. Il ne décrit que les états décorrelés de la matière, mais les états corrélés possèdent une quantité déraisonnable de pseudo-particules, et chaque nouvelle pseudo-particule introduit de nouveaux états couplés avec des énergies de plus en plus petites. Le modèle quantique est ainsi auto-cohérent et conduit alors à une complexité fractale qui me semble indiquer qu'une structure mathématique plus abstraite encore peut exister pour la rendre découplée, complète et finie. La théorie quantique n'a pas fini d'être développée. D'aussi peu que je la connaisse, on tente actuellement d'en décrire les phénomènes collectifs de manière quantique, mais cela nécessite une résolution de plus en plus exacte des équations, ce qui reste aujourd'hui hors d'accès pour des systèmes plus grands qu'un ou quelques atomes.